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[Revue des Sciences humaines] Transhumanisme et fictions posthumanistes



Revue des Sciences Humaines N°341 (mars 2021)



Mara Magda Maftei : Connaissiez-vous le courant transhumaniste avant de vous lancer dans la rédaction de votre premier roman, Un dissident, publié chez Albin Michel en 2017 ? Pourquoi avez-vous fait ce choix thématique du transhumanisme au lieu de rédiger, par exemple, un roman historique plus traditionnel ?


François-Régis de Guenyveau : Dans le cahier de l’Herne consacré à Houellebecq, Aurélien Bellanger écrit : « Aucune œuvre littéraire ne peut plus nous convaincre de rien si elle ignore la science1. » On pourrait ajouter plus globalement qu’aucune œuvre littéraire ne peut plus nous convaincre de rien si elle occulte les mutations du système économique, politique et social, dans la mesure où c’est le système qui dévoile notre vision du monde, notre culture. D’emblée, le marché du transhumanisme m’a semblé remplir cette mission de grand révélateur. Il faut ajouter qu’il s’agit d’un sujet éminemment romanesque. De fait, peu de mouvements intellectuels sont capables de susciter un tel déchaînement des passions. Peu, de surcroît, sont si ambivalents, si poreux, si propices au brouillage du réel, au jeu permanent entre faits et fiction. Ne dit-on pas d’ailleurs que le terme même de « transhumanisme » doit sa notoriété à Julian Huxley, le frère d’Aldous Huxley, et à cette famille hors-norme où pendant des générations la science n’a jamais cessé de flirter avec les arts ?


Lire l'intégralité de l'échange ici


Avec les entretiens de Pierre DUCROZET, François-régis DE GUENYVEAU, Isabelle JARRY, Gabriel NAËJ, Antoine BELLO


Sous la direction de Mara Magda MAFTEI


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